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LA KABYLIE
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LA KABYLIE

VIP-Blog de t-ould-hamouda
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  • 41 articles publiés dans cette catégorie
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  • Créé le : 15/09/2008 03:13
    Modifié : 12/08/2013 15:11

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    Entrevue avec HAREB Khelifa, Membre du Cercle Azar

    09/12/2008 02:13

    Entrevue avec HAREB Khelifa, Membre du Cercle Azar


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    Montréal - Canada

    Entrevue avec HAREB Khelifa, Membre du Cercle Azar

    mardi 16 octobre 2007, par OULD HAMOUDA Tassadit


    Kabyle.com : Azul a khelifa, ansuf yissek ar Kabyle.com.

    K.Hareb : Azul Fell-am a Tassadit, azul à tous les internautes fideles à Kabyle.com ainsi qu’à tous les Imazighens dans le monde entier.

    Kabyle.com : Parlez-nous un peu de votre cercle de solidarité AZAR du Village de Tassaft Ouguemoune ?

    K.Hareb : L’idée est née vers la fin de l’année 2005 et elle s’est concrétisée en 2006 , c’est une initiative prise avec des amis de mon village Tassaft avec qui je partage l’amour de notre Kabylie et qui sont pour la plupart à l’extérieur du pays soit en France ou au Canada et même aux USA .

    Kabyle.com : Le mois de Juin dernier, vous avez honoré une lauréate du baccalauréat du Village de Tassaft lors d’une réception organisée en son honneur . C’est tout à votre honneur d’encourager et d’honorer nos étudiants, comment vous est venue cette idée ?

    K.Hareb :L’objectif principal de notre cercle est d’apporter l’aide aux nécessiteux et aussi d’encourager et d’honorer les étudiants qui réussissent.

    Pour l’année 2006/2007, Melle Ammour Tounsia (Fille de Abdellah) a été la méritante. Nous lui souhaitons une bonne continuation dans ses études. Nous lui avons offert un Micro-Ordinateur lors d’une réception organisée en son honneur et en l’honneur des autres bâcheliers. Cet évenement a été une réussite grâce aux efforts du groupe et grâce au travail de Lounis et Krimou qui ont la chance d’être sur place pour cette reconnaissance.

    Je dois ajouter qu’il y aura beaucoup de surprises l’année prochaine car notre credo est que la solidarité commence par des actions qui peuvent susciter l’espoir d’une vie meilleure malgré le marasme social que vivent nos compatriotes au village.

    Kabyle.com : Avez-vous beaucoup de membres dans votre cercle ?

    K.Hareb : Plusieurs membres font partie de notre cercle et la condition exigée pour tous est de cotiser régulièrement.

    Kabyle.com : En quoi consistent vos actions ?

    K.Hareb : Notre cercle a beaucoup d’ambition et de projets mais cela néssecite aussi beaucoup de travail et de dévouement pour être concrétisés.

    Pour celà, nous invitons tous les gens de Tassaft, jaloux de la réussite de leurs enfants, à participer à cette mission de grande envergure : Une cotisation symbolique de tout un chacun, serait la bienvenue afin que notre cercle puisse réussir ses projets.

    Kabyle.com : Quel sont vos souhaits à travers cette expérience ?

    K.Hareb : Je souhaite une longue vie à notre cercle et j’éspère que d’autres organisations fleurissent partout en Kabylie afin que notre mère-patrie puisse bénéficier de la richesse de ses enfants qui sont actuellement un peu partout dans le monde .

    On peut parler réellement d’une vraie diaspora Kabyle, qui a réussi plus au moins que ce soit à l’interieur ou à l’éxterieur du pays , ce qui manque c’est un vrai feed-back.

    Kabyle.com : Comment les gens peuvent-ils entrer en contact avec vous ?

    K.Hareb : Nous avons crée un blog qui est géré par Arezki Ait-Ouahioune que nous remercions au passage :

    http://kabylie.vip-blog.com/vip/article/3362524,Cercle-Solidarit%C3%A9-de-Tassaft—AZAR..html

    Kabyle.com :Votre mot de la fin Khelifa ?

    K.Hareb : Je remercie tous les membres du cercle "Azar" et Je remercie tous les gens qui croient à notre sincérité. Je profite de l’occasion pour rendre hommage à la femme Kabyle et j’ai à l’esprit le nom d’une combattante pendant la guerre de libération 54-62 Mme Terkia At-Hamuda.

    J’aimerai pour terminer vous lire ce poème écrit par Bachir Hadj Ali en hommage à Rabah Oussidhoum du village de Darna (membre des brigades internationales, mort au champs d’honneur en Espagne par solidarité avec les républicains durant les années trente) :

    Les raisins du Zejel sèchent sur les belvédères de Grenade
    L’ acanthe des azuléjos verse sur le couchant des reflets amers
    A regret nous fuyons Malaga derrière la cavalerie du zagal
    Après un siège de cinq mois. Boabdil avait trahi.
    Alfarez des Brigades, Rabah Oussidhoum, rêvait
    Comme on va à la fontaine pour n’avoir jamais de rides
    Son coeur a éclaté sur le coeur de Madrid
    (...) Alger, septembre 1961 (p.31).

    J’ai à rajouter celà : La beauté de la kabylie ne se fige pas à l’image de ses montagnes et ses rivières, mais elle réside dans cette histoire tumultueuse faite par ses enfants qui ont la tête haute sans relâche.

    Kabyle.com : Tanemirt a khelifa.

    Réalisée par T.Ould-Hamouda Le 14 Octobre 2007.

    http://tassaft.vip-blog.com/vip/categories/28108.html






    "Tidak N’na Fa", Entrevue avec M. Arab Sekhi

    11/11/2008 20:10



    "Tidak N’na Fa", Entrevue avec M. Arab Sekhi
     

    samedi 10 février 2007, par OULD HAMOUDA Tassadit


    ENTREVUE

     

    T. Ould-Hamouda : Azul a Mas Sekhi et Bienvenue à Kabyle.com.

    Arab Sekhi :Azul et merci de me donner cette occasion de parler de la pièce et de ce que nous faisons. J’aimerai aussi remercier Kabyle.com pour l’aide qu’il nous donne pour faire connaître nos activités.

    T. Ould-Hamouda : Vous êtes co-réalisateur de la pièce théâtrale en Kabyle "Tidak N’na Fa" qui a eu beaucoup de succès au Canada, pouvez-vous nous raconter comment l’idée vous est venue quant à cette création ?

    Arab Sekhi : Comme vous le savez, je suis membre de l’Acaoh et souvent je suis appelé à animer nos fêtes ou soirées. Au début, j’ai voulu créer un petit sketch de quelques minutes avec l’histoire de N’na Fa, je ne réalisais pas que je m’engageais dans quelque chose de très important et quand j’ai commencé à écrire le sketch, Ce fut comme un déluge, tout ce que j’avais emmagasiné durant mes conversations avec ma grand-mère et avec d’autres vieilles Kabyles a refait surface. Je n’ai pas pu m’arrêter avant de terminer ce qui est devenu une pièce de 2 heures. Quand j’ai fini d’écrire la pièce, j’ai proposé à mon ami Hocine Toulait s’il était intéressé à jouer le rôle du Dr. Il a tout de suite embarqué. Nous avons peaufiné la mise en scène ensemble au fur et à mesure des répétitions. Nous, qui n’avions jamais fait de théâtre de notre vie, ma fille Djouher (l’infirmière) non plus ! Nous avons plongé sans vraiment mesurer dans quoi nous nous embarquions. Quand nous avions pris conscience de toute l’aventure, il était trop tard pour reculer.

    T. Ould-Hamouda : Vous avez interprété le rôle de "N’na fa" avec brio, se mettre dans la peau d’une vieille n’est pas si simple, pouvez-vous nous en parler ?

    Arab Sekhi : J’ai toujours aimé parler avec des vieilles femmes, ma grand’mère en premier. Je n’ai jamais eu le moindre doute sur leur sagesse et leur courage. J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour elles. Pendant mes longues heures de conversation, j’ai très probablement absorbé à mon insu, en plus de leur vocabulaire, toute leur gestuelle. Pendant toutes ces années, c’était en moi et quand je leur ai donné l’occasion, toutes ces vieilles se sont manifestées en la personne de Nna FA. Un acteur ne vaut que par ses partenaires. La complicité de mon ami Hocine qui est un médecin plus que nature et de ma fille Djouher, m’a beaucoup aidé. Honnêtement, je n’ai pas eu à me mettre dans la peau d’une vieille, j’ai juste laissé libre cours à mes souvenirs et à mon désir de rendre hommage à celles qui nous ont appris à faire nos premiers pas. Ce que nous oublions souvent.

    T. Ould-Hamouda : Le succès remporté par cette pièce vous encourage-t-il à entreprendre d’autres créations ou adaptations ?

    Arab Sekhi : J’avoue que j’ai été très surpris par l’accueil que la pièce a reçu. cCest un encouragement formidable pour continuer à écrire d’autres pièces. Le public a répondu au-delà de tous mes espoirs. Je peux dire que c’est lui qui, en suivant les acteurs dans les différents registres émotionnels a porté la pièce à bout de bras. Oui certainement on ne peut pas rêver de meilleur début. Je suis déjà en train de travailler sur une autre pièce que nous présenterons l’année prochaine.

    T. Ould-Hamouda :Les anectodes de N’na Fa sont lyriques, comment faites-vous pour garder votre sérieux et ne pas tomber sous le charme du personnage ?

    Arab Sekhi : En fait c’est parce que je suis le personnage et Hocine est aussi complètement dans le sien. C’est vrai que parfois c’est difficile de se retenir, mais les répétitions servent à nous apprendre à nous contrôler.

    T. Ould-Hamouda : Depuis quand avez-vous commencé à faire du théâtre ?

    Arab Sekhi : Je n’ai jamais fait de théâtre de toute ma vie, Hocine et Djouher non plus. La pièce "Tidak n N’na Fa" est la première que nous ayons jamais jouée. Elle a été un véritable déclenchement. Quelque part aussi, j’ai pensé que c’etait le meilleur moyen de rendre hommage à nos grands-mères et j’avais l’impression que je n’avais pas le droit de les décevoir si elles me voyaient. Cela était une grande motivation.

    T. Ould-Hamouda : Quelle a été la difficulté majeure dans l’élaboration de cette pièce et de son interprétation ?

    Arab Sekhi : La difficulté majeure a été de ne pas céder à la facilité en créant un personnage burlesque exagéré dans le seul but de faire rire aux dépens de nos grands-mères. J’ai voulu que le personnage soit authentique, du moins aussi fidèle que possible à toutes ces vieilles femmes qui continuent à habiter mes souvenirs. Mon voeu le plus cher était que toutes ces vieilles que j’ai connues pensent que j’ai été fidèle à ce qu’elles voulaient exprimer depuis longtemps. Étirer les personnages jusqu’à la caricature est une façon de faire rire à peu de frais. Une façon facile mais pas très saine. Mon souci était que le personnage de Nna Fa soit authentique, que les gens reconnaissent leurs grand-mères, leurs mères. En un mot que personne n’ait honte de dire Nna Fa, c’est ma grand-mère.

    T. Ould-Hamouda : "Tidak N’na Fa" est déjà passée 2 fois à Montréal, comment trouvez-vous le public montréalais ?

    Arab Sekhi : Que ce soit à Montréal ou à Ottawa, le contact a été magnifique avec le public. Il a vibré à toutes les nuances de la pièce. Les spectateurs ont immédiatement adopté les personnages, ils nous ont fait le plus beau cadeau dont on puisse rêver en acclamant la pièce. Le public a réagi au quart de tour. Rien ne lui a échappé. C’était incroyable.

    T. Ould-Hamouda : Lors de la dernière présentation à Montréal, une annonce a été faite au public pour la mise en vente prochaine d’un DVD de cette pièce, qu’en est-il ?

    Arab Sekhi : Le DVD est toujours au stade du montage. Nous avons eu une petite difficulté que le producteur, Mohand Benmellat est en passe de régler. Nous espérons qu’il sera disponible très prochainement. Ce que je peux promettre c’est que nous ne lésinerons pas sur les moyens pour faire un produit de grande qualité. C’est notre façon de témoigner de notre respect pour le public.

    T. Ould-Hamouda : En dehors de Montréal, projetez-vous de présenter cette pièce dans d’autres grandes villes (ex. Paris, Alger...) ?

    Arab Sekhi : On n’a pas de projet précis pour l’instant, mais nous avons pensé à notre communauté des États-Unis et nous serons certainement très heureux de la présenter en France ou en Algérie, si l’occasion se présentait.

    T. Ould-Hamouda : Avez-vous des projets de coopération avec des médias pour la promotion et la diffusion de "Tidat N’na Fa" ?

    Arab Sekhi : Certainement si nous devons présenter cette pièce ailleurs, nous serons très heureux de collaborer avec n’importe quel média. Jusqu’à présent tous les médias en ligne que nous avons sollicités nous ont aidés. Ils l’ont fait avec plaisir pour aider notre association, l’ACAOH, qui parraine la pièce. Qu’ils en soient remerciés. J’avoue que voir avec quel empressement ces médias ont répondu à notre appel est une source de satisfaction.

    T. Ould-Hamouda : Le théâtre d’expression amazigh en général et Kabyle, en particulier, est très peu représenté sur la scène culturelle, comment d’après-vous, peut-on remédier à cette situation ?

    Arab Sekhi : Que ce soit pour le théâtre ou pour toute création culturelle, l’ère où les gens lisaient en Kabyle ou regardaient les pièces en Kabyle par pur militantisme, ou parce que c’était en kabyle, est révolue. Notre génération pensait que le premier mérite de toute œuvre en kabyle était d’exister et que toute création culturelle en kabyle devait être encouragée parce que c’était toujours ça de pris sur l’adversité. Chaque création culturelle, parce que tout simplement elle était là, était une petite victoire pour notre culture. Maintenant, c’est différent, pour la jeune génération un livre, une pièce ou même un film en kabyle est une chose normale. Pour les attirer il faut faire de la qualité. Il faut aussi s’adresser à eux certes dans leur langue, mais aussi leur parler de choses qui les touchent. Il est évident qu’une adaptation en kabyle de Roméo et Juliette aura plus de chance de toucher plus de jeunes que celle de La guerre de Troie !

    T. Ould-Hamouda : "La guerre de 2000 ans " de Kateb Yacine est une fresque historique, pensez-vous en faire une adaptation en Kabyle ?

    Arab Sekhi : Ça sera certainement un projet magnifique. Pour le moment, ce n’est pas dans nos projets, mais effectivement, ça pourrait être une très belle expérience.

    T. Ould-Hamouda : Est-il vrai que "N’na Fa" repassera bientôt à Montréal ?

    Arab Sekhi : Beaucoup de monde nous ont fait part de leur désir de la voir ou de la revoir et c’est avec un immense plaisir que nous allons la présenter le 24 février 2007 au Patro-Le-Prévost. Nous sommes impatients d’aller partager ce moment avec notre communauté de Montréal

    T. Ould-Hamouda : En plus du théâtre, vous êtes membre très actif de l’Acaoh, Poète et réalisateur de l’émission "Abruy" à Brtv, comment arrivez-vous à gérer votre temps ?

    Arab Sekhi : Le défi est surtout de gérer ma passion pour la langue Kabyle. Pour le temps, il y a des petites astuces, comme par exemple : prendre l’autobus et non la voiture pour aller au travail et écrire durant le trajet, ou encore se lever à 5 h00 du matin ! Aussi, il y a le fait que la poésie, l’émission "Abruy" ou le théâtre soient les facettes d’une seule passion : l’amour du verbe kabyle. C’est peut être aussi une façon à moi de recréer ma Kabylie dans ma tête. Il faudra aussi ajouter que les encouragements qui me sont témoignés que ce soit par ma famille, mon entourage ou encore les téléspectateurs par courriel, sont un incroyable soutien.

    T. Ould-Hamouda : Comment résumeriez-vous cette première expérience ?

    Arab Sekhi : Cela a été une expérience merveilleuse, d’abord parce que la pièce a été un succès, mais aussi j’ai le sentiment d’avoir rendu un peu de ce que j’ai reçu de toutes les vieilles femmes que j’ai côtoyées dans la vie. Je crois que mon admiration pour nos grands-mères est partagée par tous ceux qui sont venus nous encourager. Je n’ai aucun doute la dessus à voir la façon dont le personnage "Nna fa" a été adopté par tous ceux qui ont vu la pièce. J’ai eu le bonheur d’entendre parfois des personnes émailler leurs discours d’expressions de Nna Fa .

    La pièce "N’na Fa" m’a ouvert un monde merveilleux et pour cela je lui serais éternellement redevable.

    Un autre bonheur que "N’na Fa" m’a apporté, c’est de jouer avec ma fille Djouher qui est pleine de talent et pleine de passion pour sa culture. Ma famille a été le premier public de "N’na Fa", sans elle, je ne sais pas si j’aurai mené mon projet à terme.

    T. Ould-Hamouda : Votre mot de la fin M. Sekhi ?

    Arab Sekhi : Je voudrai remercier tous mes amis de l’Acaoh qui ont fait "leur", le projet "N’na Fa". Un grand merci aussi aux médias et à tous ceux qui nous ont aidé à promouvoir la pièce. Merci au public qui a fait une place à "N’na Fa" dans la communauté. J’espère que nous aurons le bonheur de le voir nombreux ce 24 février à Montréal.

    T. Ould-Hamouda : Tanemirt a Mas Sekhi.

    Entrevue réalisée le 02 février 2007 à Montréal






    ENTREVUE AVEC KARIM AKOUCHE

    11/11/2008 16:29



    Entrevue avec Karim Akouche - Les Baisers du fantôme.

    Bien dans sa peau, les yeux pleins d'intelligence, rebelle, sensible mais résolument perspicace, Karim Akouche, romancier prometteur a toutes les qualités malgré son jeune âge pour prétendre à une place confortable dans le Panthéon universel des lettres.
    Nous l'avons rencontré à Montréal, il a bien voulu répondre à nos questions.

    Kabyle.com : Azul a Karim et bienvenue à Kabyle.com.

    Karim AKOUCHE : Azul et merci pour votre invitation       
     
    Qui est Karim Akouche ? Pouvez-vous vous présenter aux internautes de Kabyle.com ?
     
    Je suis un écrivain naissant, un poète embryonnaire. Ma religion c'est la littérature. Je suis originaire de Kabylie. J'ai 29 ans. Les éditions P.I.T (Pax In Terris) ont publié mon premier roman, Les baisers du fantôme, au mois d'août dernier.
     
    Votre premier livre a fait une très belle entrée dans le domaine de la littérature francophone et ne laisse personne indifférent ne serait-ce qu'en évoquant le titre. Pourquoi avoir choisi "Les baisers du Fantôme?»
     
    Ce titre est ambivalent. C'est la conjugaison de la douceur et de la violence, de la candeur et de l'artifice, du noir et du blanc. Le baiser c'est l'eau de rose. Le fantôme c'est la piqure de l'ortie. Ce titre annonce d'entrée de jeu les couleurs de ce roman : la lutte infernale entre le mal et le bien, entre la lumière et les ténèbres, entre l'amour et la haine. À qui reviendrait le dernier mot ?
     
    "Les baisers du Fantôme" commence par une tragédie : l'assassinat de Leila le jour de son mariage et par le grand malheur qui frappe Yaniv. Vous décrivez ce drame avec authenticité telle que l'on s'imagine que vous l'avez vécu vous-même
     
    Ce roman n'est pas une autobiographie, mais il n'est pas non plus dénudé d'éléments autobiographiques. Je n'aime pas l'autobiographie pour la raison suivante: elle est la profusion du kitch, de m'as-tu-vu, de regarde-moi-je-suis-un-héros… Dans chaque  autobiographie, il y a une part de vanité, ou d'arrogance. La très grande partie de ce roman est le produit de mon imagination. Je suis le créateur de ces personnages, auparavant ils n'ont jamais existé…Je les ai élevés et nourris. Ils me sont très familiers. J'ai souffert et pleuré avec les uns, comme j'ai hurlé et  me suis révolté contre les autres. Parfois les personnages échappent à leur inventeur. C'est rare que ce dernier arrive à les maîtriser. Yaniv, le narrateur, m'a-t-il échappé, m'a-t-il renié ? Je ne saurai vous le dire…Je crois que la force de l'écrivain consiste à faire de la fiction une réalité. L'histoire de ce roman est une fiction, elle est à mi-chemin entre un drame shakespearien et une élégie gréco-romaine… 
     
    Comment « Les baisers du fantôme » a été accueilli par les lecteurs ?
     
    J’ai eu des retours très positifs, pour ne pas dire élogieux ou dithyrambiques… J’ai reçu plein de messages de lecteurs séduits par mon style, par mon écriture…C’est encourageant. Mais, je m’interdis toute forme d’euphorie. Je ne suis qu’un écrivain naissant, un poète embryonnaire. Les étoiles ne sont pas à la portée de tout le monde, elles appartiennent à ceux qui veillent tard…Je dois encore veiller et suer avant de mériter congratulations et éloges. Je sais que le chemin est encore long, semé parfois d’embûches ; mais surprenant et bigarré. J’ai endossé mon attirail de mots et je me sens prêt à le sillonner, en toute sérénité. L’aventure en vaudra la peine. Tous les encouragements que j’ai reçus me donnent de l’énergie d’aller de l’avant, loin, plus loin encore…Je dois me surpasser, dénicher au plus profond de moi les mots et les sons les plus improbables et les combiner pour en construire une œuvre forte et aboutie… Creuser et chercher dans mon for intérieur les émotions, les douleurs, les souffrances... Chercher les perles rares pour en faire des colliers exceptionnels…
     
    L’écriture de votre roman vous a pris combien de temps ?
     
    Un peu plus de deux mois, je crois. Je suis prolixe me diriez-vous. Mais, avant d’accoucher cette œuvre, je l’ai portée d’abord en moi, dans mes entrailles…Les personnages de ce roman m’ont habité depuis longtemps, et souvent, ils me hantaient. J’ai porté ce roman dans mes tripes comme la femme son bébé dans le ventre…Puis vient l’accouchement…L’accouchement était douloureux, émouvant, excitant et extraordinaire… Mais, je ne suis pas un romancier qui pratique l’écriture de toute hâte, pressée, sans délai, qui gribouille tout et n’importe quoi…Tout passe par l’œil et par le flair. J’observe tout. J’analyse tout. Je suis attentif à tout. En d’autres termes, je suis un chasseur de gestes, un braconnier de comportements. J’essaie de sonder l’âme humaine par mes propres mots. Je peins avec les mots. Mes touches sont des mots… Mes couleurs sont des mots…L’écriture est la peinture de l’âme, comme elle est aussi la mélodie du cœur…
     
    Qu’est-ce que vous ressentez quand vous écrivez ?
     
    Écrire est un exercice qui me procure bonheur et félicité. Quand j’écris, je suis le plus heureux au monde. Car je suis en train de créer « mon monde à moi », mes personnages et les différents facteurs qui régissent leur vie. Je leur impose des rôles, je leur attribue des fonctions ou les licencie, à mon gré. J’invente leurs familles, leurs amis, leurs émotions…On dit de celui qui invente le monde est un créateur… Alors, je joue au petit dieu, au démiurge – c’est moins vaniteux (rire…)  Il y a toujours chez l’écrivain cette prétention, souvent exagérée, de concurrencer les dieux...Mais, je ne suis pas naïf, je ne m’inscris pas dans cette vision altière… Pour moi, écrire c’est exister….Ou mieux encore : j’écris pour ne pas mourir, pour ne plus mourir…
     
    Écrivez-vous le jour ou la nuit ?
     
    J’écris plutôt la nuit... Mais, il m’arrive aussi d’écrire le jour…Je crois que cet exercice désobéit à toutes les lois de la nature. Il n’obéit ni au temps, ni à l’espace. Il est intemporel. Il est hors temps tout en étant dans le temps. Il est hors espace tout en étant dans l’espace… Bref : l’écriture a horreur de l’obéissance. Elle est indomptable… Mais paradoxalement, c’est avec l’écriture que j’arrive à dompter les démons qui sommeillent en moi, et à bercer les anges qui volent tout autour de moi…Les mots ont plein de vertus : des vertus cathartiques, exorcistes, alchimistes… Hugo avait écrit dans Les contemplations : Les mots sont les passants mystérieux de l'âme… Quelle belle description pour parler des mots avec de si beaux mots !…
     
    Quels sont les auteurs qui vous ont le plus marqué ?
     
    La liste est longue…Milan Kundera, Mammeri, Feraoun, Goethe, Mimouni, Jean Amrouche, Sansal, Kateb Yacine, Camus, Sartre, Gary, Comac McCarthy, Amos Oz, Aimé Césaire, Garcia Lorca, Hikmet, Neruda, Oscar Wilde, Dostoïevski, Tolstoï, Nabokov, Gogol, Thomas Mann, Faulkner, Steinbeck, Flaubert, Maupassant… Pour les uns, parce qu’ils ont l’art de mettre toute leur âme dans leurs œuvres… ils ne savent pas tricher… Ils savent bien décortiquer «  l’insoutenable légèreté de l’être »…Pour les autres, j’aime leurs écritures, parce qu’ils osent réinventer, non sans arrogance, le monde avec leurs propres mots…Et ils le font si bien…
     
    Depuis quand écrivez-vous ?
     
    J’ai commencé à écrire dans ma langue maternelle, le kabyle. j’étais à peine plus grand qu’une asperge. J’avais alors 13 ans. Ce n’était pas vraiment de l’écriture… C’était du gribouillage. Je notais par-ci un quatrain, souvent vain, par-là un bout de poème, parfois réussi…Ainsi, j’ai commencé à rafistoler des bribes de poèmes… Puis, au Lycée, après avoir dévoré d’un trait Les fleurs du mal de Baudelaire, j’ai commencé à écrire des poèmes dans la langue de Molière…
     
    Quelle sensation avez-vous ressentie une fois votre livre achevé ?
     
    Une fois le livre achevé, c’est le soulagement. Après l’accouchement, on flotte sur un nuage : on prend son nouveau-né dans ses bras, on le berce, on le dorlote, on le bichonne et on lui caresse les joues (rire)…Une fois le livre publié, il n’appartiendra plus à l’auteur, il est à ses lecteurs…Libre à eux d’en faire leur livre de chevet, ou de le jeter aux oubliettes, ou à la poubelle….
     
    Un commentaire sur le SILA 2008 (Salon International du Livre d’Alger )?
     
    Révolté. Je n’appellerai pas ça un Salon du Livre, mais un Salon de l’Autodafé des Livres. Le livre fera toujours peur aux tyrans, comme il avait déjà fait peur, par le passé, à Franco, à Hitler et consorts. Ce n’est pas aujourd’hui que les mœurs des despotes changeront. Les mots peuvent écorcher, blesser et assassiner, autant que les armes. Ce sont les livres qui dévoilent la débilité et le règne bouffonesque des tyrans. Ce sont aussi les livres qui prévoient la chute et l’éboulement de ces derniers. Mais ils oublient souvent ceci : On peut brûler un livre, mais pas les idées. Les idées resteront, elles survivront aux conneries. Les idées sont immortelles. Du livre, seules les feuilles peuvent être brûlées, pas les idées… Nos gouvernants maîtrisent bien le métier de la censure. Leurs ciseaux les ont bien affûtés depuis l’indépendance. Le livre a été toujours leur ennemi. Peur eux, le livre est un objet immoral, blasphématoire, impénitent, voué à l’autodafé, s’il ne fait l’apologie de l’étroitesse de leur esprit et de leur fanatisme religieux, s’il ne fait l’éloge de leur absolutisme funeste…Je suis révolté, cependant je n’en suis aucunement choqué, c’était prévisible…C’est lâche et c’est bas…Les dirigeants algériens n’édifieront pas de Panthéon à leurs écrivains, ils leur dresseront des bûchers…
      
    Comment réagir à cette censure ?
      
    J’espère que les écrivains et éditeurs qui ont participé à cette édition ne prendront plus les vessies, offertes par les potentats d’Alger, pour des lanternes; car ce salon est un leurre, un trompe-l’œil, une imposture. Pour répondre à votre question, je dirai que le moyen le plus efficace, - le moins coûteux aussi - dont les écrivains pourraient en abuser c’est le boycott. Boycotter à l’unanimité la prochaine édition. Pour montrer à la communauté internationale que ce Salon n’est qu’une parodie de Salon du Livre, qu’il n’est que de la poudre aux yeux des passionnés du livre. Les écrivains doivent agir ensemble: que l’un d’eux soit victime de censure, tous les autres se lèvent comme un seul homme en refusant d’y prendre part. La liberté d’expression est un droit absolu pour tous. De quel droit interdit-on un livre plutôt qu’un autre ? Sur quelles bases décide-t-on de censurer un auteur ? Pour moi, il n’y a pas censure justifiée, de censure tolérée. Toute censure est abjecte. C’est la censure qui est immorale, ce n’est pas livre. Au risque d’en choquer plus d’un, je dirai ceci: je ne suis pas seulement pour la liberté d’expression, mais je suis aussi pour la liberté à l’injure...
     
    Des projets littéraires à venir ?
     
    Oui, beaucoup. Les projets ne manquent pas. J’ai mon deuxième roman Nos oiseaux meurent au printemps qui est presque fin prêt, qui parle de la violence islamiste en Algérie conjuguée à la dictature du pouvoir central, mais aussi de mon identité, de l’espoir de mon peuple, de la colère des miens, de l’exil, de l’amour... Et une pièce théâtrale que je suis en train de peaufiner sur la situation des droits de la femme dans le monde. Sur les femmes excisées, violées, voilées, muselées, mutilées, vendues, exposées, reléguées au rang de chiennes de compagnie…Bref, toutes les femmes qui n’ont pas droit de cité auront voix au chapitre dans ma pièce… Mon souhait, mon plus vif souhait, est de faire jouer des femmes victimes des lois iniques imposées par des traditions moyenâgeuses, par des doctrines et dogmes religieux machistes et obsolète…
     
    Avez-vous une autre passion que l’écriture ?   
     
    Oui, la peinture et le théâtre... Pour la première passion, j’aimerais reprendre au plus vite le pinceau ; mais ce n’est pas pour demain… Car l’écriture a tout absorbé. Sans l’écriture, je ne serais qu’une modique chenille rampant dans le fleuve agité de mon inconsistance…
     
    Le mot de la fin Karim ?
     
    Je remercie Kabyle.com de m’avoir donné cette précieuse occasion de m’exprimer et que vivent la littérature en particulier et l’art en général.
     
    Entrevue réalisée le 2 novembre 2008 à Montréal
    Par T.Ould-Hamouda - Kabyle.com





    TIMLILIT IMAZIGHEN

    08/11/2008 05:17

    TIMLILIT IMAZIGHEN







    Karim AKOUCHE : "Les dirigeants algériens n’édifieront pas de Panthéon à leurs écrivains, ils leur dresseront des bûchers…"

    04/11/2008 05:29

    Karim AKOUCHE :


     

     

    11/02/2008 - 15:42 — tassadit

    Entrevue avec Karim Akouche - Les Baisers du fantôme.

    Bien dans sa peau, les yeux pleins d'intelligence, rebelle, sensible mais résolument perspicace, Karim Akouche, romancier prometteur a toutes les qualités malgré son jeune âge pour prétendre à une place confortable dans le Panthéon universel des lettres.
    Nous l'avons rencontré à Montréal, il a bien voulu répondre à nos questions.

    Kabyle.com : Azul a Karim et bienvenue à Kabyle.com.

    Karim AKOUCHE : Azul et merci pour votre invitation       
     
    Qui est Karim Akouche ? Pouvez-vous vous présenter aux internautes de Kabyle.com ?
     
    Je suis un écrivain naissant, un poète embryonnaire. Ma religion c'est la littérature. Je suis originaire de Kabylie. J'ai 29 ans. Les éditions P.I.T (Pax In Terris) ont publié mon premier roman, Les baisers du fantôme, au mois d'août dernier.
     
    Votre premier livre a fait une très belle entrée dans le domaine de la littérature francophone et ne laisse personne indifférent ne serait-ce qu'en évoquant le titre. Pourquoi avoir choisi "Les baisers du Fantôme?»
     
    Ce titre est ambivalent. C'est la conjugaison de la douceur et de la violence, de la candeur et de l'artifice, du noir et du blanc. Le baiser c'est l'eau de rose. Le fantôme c'est la piqure de l'ortie. Ce titre annonce d'entrée de jeu les couleurs de ce roman : la lutte infernale entre le mal et le bien, entre la lumière et les ténèbres, entre l'amour et la haine. À qui reviendrait le dernier mot ?
     
    "Les baisers du Fantôme" commence par une tragédie : l'assassinat de Leila le jour de son mariage et par le grand malheur qui frappe Yaniv. Vous décrivez ce drame avec authenticité telle que l'on s'imagine que vous l'avez vécu vous-même
     
    Ce roman n'est pas une autobiographie, mais il n'est pas non plus dénudé d'éléments autobiographiques. Je n'aime pas l'autobiographie pour la raison suivante: elle est la profusion du kitch, de m'as-tu-vu, de regarde-moi-je-suis-un-héros… Dans chaque  autobiographie, il y a une part de vanité, ou d'arrogance. La très grande partie de ce roman est le produit de mon imagination. Je suis le créateur de ces personnages, auparavant ils n'ont jamais existé…Je les ai élevés et nourris. Ils me sont très familiers. J'ai souffert et pleuré avec les uns, comme j'ai hurlé et  me suis révolté contre les autres. Parfois les personnages échappent à leur inventeur. C'est rare que ce dernier arrive à les maîtriser. Yaniv, le narrateur, m'a-t-il échappé, m'a-t-il renié ? Je ne saurai vous le dire…Je crois que la force de l'écrivain consiste à faire de la fiction une réalité. L'histoire de ce roman est une fiction, elle est à mi-chemin entre un drame shakespearien et une élégie gréco-romaine… 
     
    Comment « Les baisers du fantôme » a été accueilli par les lecteurs ?
     
    J’ai eu des retours très positifs, pour ne pas dire élogieux ou dithyrambiques… J’ai reçu plein de messages de lecteurs séduits par mon style, par mon écriture…C’est encourageant. Mais, je m’interdis toute forme d’euphorie. Je ne suis qu’un écrivain naissant, un poète embryonnaire. Les étoiles ne sont pas à la portée de tout le monde, elles appartiennent à ceux qui veillent tard…Je dois encore veiller et suer avant de mériter congratulations et éloges. Je sais que le chemin est encore long, semé parfois d’embûches ; mais surprenant et bigarré. J’ai endossé mon attirail de mots et je me sens prêt à le sillonner, en toute sérénité. L’aventure en vaudra la peine. Tous les encouragements que j’ai reçus me donnent de l’énergie d’aller de l’avant, loin, plus loin encore…Je dois me surpasser, dénicher au plus profond de moi les mots et les sons les plus improbables et les combiner pour en construire une œuvre forte et aboutie… Creuser et chercher dans mon for intérieur les émotions, les douleurs, les souffrances... Chercher les perles rares pour en faire des colliers exceptionnels…
     
    L’écriture de votre roman vous a pris combien de temps ?
     
    Un peu plus de deux mois, je crois. Je suis prolixe me diriez-vous. Mais, avant d’accoucher cette œuvre, je l’ai portée d’abord en moi, dans mes entrailles…Les personnages de ce roman m’ont habité depuis longtemps, et souvent, ils me hantaient. J’ai porté ce roman dans mes tripes comme la femme son bébé dans le ventre…Puis vient l’accouchement…L’accouchement était douloureux, émouvant, excitant et extraordinaire… Mais, je ne suis pas un romancier qui pratique l’écriture de toute hâte, pressée, sans délai, qui gribouille tout et n’importe quoi…Tout passe par l’œil et par le flair. J’observe tout. J’analyse tout. Je suis attentif à tout. En d’autres termes, je suis un chasseur de gestes, un braconnier de comportements. J’essaie de sonder l’âme humaine par mes propres mots. Je peins avec les mots. Mes touches sont des mots… Mes couleurs sont des mots…L’écriture est la peinture de l’âme, comme elle est aussi la mélodie du cœur…
     
    Qu’est-ce que vous ressentez quand vous écrivez ?
     
    Écrire est un exercice qui me procure bonheur et félicité. Quand j’écris, je suis le plus heureux au monde. Car je suis en train de créer « mon monde à moi », mes personnages et les différents facteurs qui régissent leur vie. Je leur impose des rôles, je leur attribue des fonctions ou les licencie, à mon gré. J’invente leurs familles, leurs amis, leurs émotions…On dit de celui qui invente le monde est un créateur… Alors, je joue au petit dieu, au démiurge – c’est moins vaniteux (rire…)  Il y a toujours chez l’écrivain cette prétention, souvent exagérée, de concurrencer les dieux...Mais, je ne suis pas naïf, je ne m’inscris pas dans cette vision altière… Pour moi, écrire c’est exister….Ou mieux encore : j’écris pour ne pas mourir, pour ne plus mourir…
     
    Écrivez-vous le jour ou la nuit ?
     
    J’écris plutôt la nuit... Mais, il m’arrive aussi d’écrire le jour…Je crois que cet exercice désobéit à toutes les lois de la nature. Il n’obéit ni au temps, ni à l’espace. Il est intemporel. Il est hors temps tout en étant dans le temps. Il est hors espace tout en étant dans l’espace… Bref : l’écriture a horreur de l’obéissance. Elle est indomptable… Mais paradoxalement, c’est avec l’écriture que j’arrive à dompter les démons qui sommeillent en moi, et à bercer les anges qui volent tout autour de moi…Les mots ont plein de vertus : des vertus cathartiques, exorcistes, alchimistes… Hugo avait écrit dans Les contemplations : Les mots sont les passants mystérieux de l'âme… Quelle belle description pour parler des mots avec de si beaux mots !…
     
    Quels sont les auteurs qui vous ont le plus marqué ?
     
    La liste est longue…Milan Kundera, Mammeri, Feraoun, Goethe, Mimouni, Jean Amrouche, Sansal, Kateb Yacine, Camus, Sartre, Gary, Comac McCarthy, Amos Oz, Aimé Césaire, Garcia Lorca, Hikmet, Neruda, Oscar Wilde, Dostoïevski, Tolstoï, Nabokov, Gogol, Thomas Mann, Faulkner, Steinbeck, Flaubert, Maupassant… Pour les uns, parce qu’ils ont l’art de mettre toute leur âme dans leurs œuvres… ils ne savent pas tricher… Ils savent bien décortiquer «  l’insoutenable légèreté de l’être »…Pour les autres, j’aime leurs écritures, parce qu’ils osent réinventer, non sans arrogance, le monde avec leurs propres mots…Et ils le font si bien…
     
    Depuis quand écrivez-vous ?
     
    J’ai commencé à écrire dans ma langue maternelle, le kabyle. j’étais à peine plus grand qu’une asperge. J’avais alors 13 ans. Ce n’était pas vraiment de l’écriture… C’était du gribouillage. Je notais par-ci un quatrain, souvent vain, par-là un bout de poème, parfois réussi…Ainsi, j’ai commencé à rafistoler des bribes de poèmes… Puis, au Lycée, après avoir dévoré d’un trait Les fleurs du mal de Baudelaire, j’ai commencé à écrire des poèmes dans la langue de Molière…
     
    Quelle sensation avez-vous ressentie une fois votre livre achevé ?
     
    Une fois le livre achevé, c’est le soulagement. Après l’accouchement, on flotte sur un nuage : on prend son nouveau-né dans ses bras, on le berce, on le dorlote, on le bichonne et on lui caresse les joues (rire)…Une fois le livre publié, il n’appartiendra plus à l’auteur, il est à ses lecteurs…Libre à eux d’en faire leur livre de chevet, ou de le jeter aux oubliettes, ou à la poubelle….
     
    Un commentaire sur le SILA 2008 (Salon International du Livre d’Alger )?
     
    Révolté. Je n’appellerai pas ça un Salon du Livre, mais un Salon de l’Autodafé des Livres. Le livre fera toujours peur aux tyrans, comme il avait déjà fait peur, par le passé, à Franco, à Hitler et consorts. Ce n’est pas aujourd’hui que les mœurs des despotes changeront. Les mots peuvent écorcher, blesser et assassiner, autant que les armes. Ce sont les livres qui dévoilent la débilité et le règne bouffonesque des tyrans. Ce sont aussi les livres qui prévoient la chute et l’éboulement de ces derniers. Mais ils oublient souvent ceci : On peut brûler un livre, mais pas les idées. Les idées resteront, elles survivront aux conneries. Les idées sont immortelles. Du livre, seules les feuilles peuvent être brûlées, pas les idées… Nos gouvernants maîtrisent bien le métier de la censure. Leurs ciseaux les ont bien affûtés depuis l’indépendance. Le livre a été toujours leur ennemi. Peur eux, le livre est un objet immoral, blasphématoire, impénitent, voué à l’autodafé, s’il ne fait l’apologie de l’étroitesse de leur esprit et de leur fanatisme religieux, s’il ne fait l’éloge de leur absolutisme funeste…Je suis révolté, cependant je n’en suis aucunement choqué, c’était prévisible…C’est lâche et c’est bas…Les dirigeants algériens n’édifieront pas de Panthéon à leurs écrivains, ils leur dresseront des bûchers…
      
    Comment réagir à cette censure ?
      
    J’espère que les écrivains et éditeurs qui ont participé à cette édition ne prendront plus les vessies, offertes par les potentats d’Alger, pour des lanternes; car ce salon est un leurre, un trompe-l’œil, une imposture. Pour répondre à votre question, je dirai que le moyen le plus efficace, - le moins coûteux aussi - dont les écrivains pourraient en abuser c’est le boycott. Boycotter à l’unanimité la prochaine édition. Pour montrer à la communauté internationale que ce Salon n’est qu’une parodie de Salon du Livre, qu’il n’est que de la poudre aux yeux des passionnés du livre. Les écrivains doivent agir ensemble: que l’un d’eux soit victime de censure, tous les autres se lèvent comme un seul homme en refusant d’y prendre part. La liberté d’expression est un droit absolu pour tous. De quel droit interdit-on un livre plutôt qu’un autre ? Sur quelles bases décide-t-on de censurer un auteur ? Pour moi, il n’y a pas censure justifiée, de censure tolérée. Toute censure est abjecte. C’est la censure qui est immorale, ce n’est pas livre. Au risque d’en choquer plus d’un, je dirai ceci: je ne suis pas seulement pour la liberté d’expression, mais je suis aussi pour la liberté à l’injure...
     
    Des projets littéraires à venir ?
     
    Oui, beaucoup. Les projets ne manquent pas. J’ai mon deuxième roman Nos oiseaux meurent au printemps qui est presque fin prêt, qui parle de la violence islamiste en Algérie conjuguée à la dictature du pouvoir central, mais aussi de mon identité, de l’espoir de mon peuple, de la colère des miens, de l’exil, de l’amour... Et une pièce théâtrale que je suis en train de peaufiner sur la situation des droits de la femme dans le monde. Sur les femmes excisées, violées, voilées, muselées, mutilées, vendues, exposées, reléguées au rang de chiennes de compagnie…Bref, toutes les femmes qui n’ont pas droit de cité auront voix au chapitre dans ma pièce… Mon souhait, mon plus vif souhait, est de faire jouer des femmes victimes des lois iniques imposées par des traditions moyenâgeuses, par des doctrines et dogmes religieux machistes et obsolète…
     
    Avez-vous une autre passion que l’écriture ?   
     
    Oui, la peinture et le théâtre... Pour la première passion, j’aimerais reprendre au plus vite le pinceau ; mais ce n’est pas pour demain… Car l’écriture a tout absorbé. Sans l’écriture, je ne serais qu’une modique chenille rampant dans le fleuve agité de mon inconsistance…
     
    Le mot de la fin Karim ?
     
    Je remercie Kabyle.com de m’avoir donné cette précieuse occasion de m’exprimer et que vivent la littérature en particulier et l’art en général.
     
    Entrevue réalisée le 2 novembre 2008 à Montréal
    Par T.Ould-Hamouda - Kabyle.com

     

     

     

     






    NOTRE SEUL OBJECTIF EST DE PROMOUVOIR ET DE SAUVEGARDER NOTRE CULTURE

    05/10/2008 16:33

    NOTRE SEUL OBJECTIF EST DE PROMOUVOIR ET DE SAUVEGARDER NOTRE CULTURE


    Notre seul objectif est de faire connaître et de préserver notre culture

    Entrevue avec T. Ould-Hamouda,
    Responsable de Tafsut - Canada

    TAFSUT est un groupe de Chants et de danses de Kabylie. Crée en 2001, pour la promotion et la sauvegarde de notre culture, TAFSUT n’arrête pas de nous étonner que ce soit par son sérieux que par ses participations à divers spectacles québécois et canadiens.
    Nous vous livrons ici, une entrevue réalisée avec sa Fondatrice-Coordonatrice

    Lamia Salhi Debbih : Quand et dans quelles circonstances TAFSUT a été créée ?
    Tassadit Ould-Hamouda : Tafsut a été créee et enregistrée officiellement en 2001. Le vide culturel, le manque de représentativité kabyle de l’époque, nous a interpellé à créer cette association.

    image
    Votre association participe à diverses représentations culturelles montréalaises et canadiennes. Quel est votre parcours et comment avez-vous réussi à être une structure très connue au Québec ?
    Ce qui nous a fait connaître à travers le Québec, c’est simplement notre sérieux et notre persévérance à continuer malgré les différentes embûches rencontrées sur notre chemin.

    Pour les danses, nous travaillons très fort. Nous faisons des pratiques au moins 2 fois par semaine. Nous accordons une importance primordiale aux chorégraphies que nous créeons nous-mêmes pour qu’il n y ait pas une redondance dans le style de danse.

    Nous délaissons un peu le côté folklorique, nous nous attachons surtout à faire revivre nos us et coutumes ancestraux avec des mises en scène bien étudiées, voir par exemple : les danses "Thala",
    "S Sendu", "Tiwizi", "la noce Kabyle", "La valse Kabyle", etc... et bien sûr, il nous arrive aussi d’apporter quelques touches inspirées d’autres pays à nos chorégraphies.

    En ce qui concerne la chorale, nous travaillons par étapes : Il nous arrive de préparer tout un répertoire de chansons genre "Urar lxalat". Lors d’un hommage à un artiste, nous reprenons quelques chansons de son répertoire (ex. Chérif Kheddam).

    En outre, nous improvisons avec l’ensemble de la troupe des chansons soit en solo, soit des choeurs pour accompagner certains artistes (Ex. "Bella Ciao de Ferhat).

    Enfin, pour la musique, nous apportons toute l’aide que nous pouvons pour lancer les artistes Kabyles nouvellement installés au Canada. Et à chaque fois que quelqu’un nous contacte, c’est avec joie que nous l’accueillons et lui offrons toute la visibilité nécessaire afin qu’il puisse se faire une place.

    Par curiosité, quel est le profil faut-il avoir pour faire partie de votre structure ?
    TAFSUT est ouverte à tous et toutes (ados et adultes). Actuellement nous comptons plusieurs filles du secondaire et du CEGEP. Nous avons aussi plusieurs femmes parmi nous.

    Concernant les jeunes enfants, nous avons pris un temps d’arrêt pour des raisons de disponibilité, mais nous reprendrons incessamment. Plusieurs parents nous ont contacté pour inscrire leurs enfants, nous leur demandons de patienter, le temps de bien nous préparer.

    Quels sont vos objectifs à venir, avez-vous des rêves que vous voulez réaliser ?
    Nous n’avons pas d’ambitions démesurées, notre seul objectif est de faire connaître et de préserver notre culture ancestrale et si possible de la transmettre à nos enfants afin qu’ils n’oublient jamais nos origines dont on est fiers.

    image
    Il y a de celà quelques mois, vous avez reçu un trophée de la diaspora Kabyle de Montréal, de quoi s’agit-il et sans doute, en avez tiré une grande fierté ?
    C’est tout à l’honneur de l’Association des At-yiraten du Canada d’avoir ouvert ce créneau, qui jusqu’ici était inexistant dans notre communauté du Canada. Je ne peux que les remercier encore pour cette distinction qui m’a beaucoup émue.

    Quels sont les spectacles canadiens auxquels TAFSUT a participé ?
    TAFSUT a participé à de grands spectacles, tels que : "Montréal en Lumière", "Noces du Monde", "Festival Montréalais de la danse", Festival Tumbuktu, "Vues d’Afrique", "La gigue en Fête" de la Beauce, etc... Je ne peux tous les citer...
    TAFSUT, célèbre à chaque année, tous les évènements reliés à notre culture. Elle est organisatrice, depuis 6 ans consécutifs, de la Fête Nationale du Québec.

    Les costumes que les membres de votre groupe portent sur scène ont été fortement remarqués lors du dernier spectacle. D’où vous proviennent-ils ?
    Pour les danses traditionnelles, nous utilisons les costumes kabyles de la région des Ouadhias que nous trouvons très beaux et représentatifs de la Kabylie. Pour les danses avec chorégraphies modernes, nous utilisons des tenues propres à TAFSUT que je confectionne moi-même.

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    Il y a certainement des gens qui aimeraient se joindre à votre groupe ou inscrire leurs enfants, le cas échéant, comment peuvent-il vous contacter ?
    Ils peuvent tout simplement nous écrire à l’adresse courriel suivante : tafsut_montreal@yahoo.ca ou se présenter au Centre Afrika (Lieu de nos pratiques) qui est situé au 1644, rue St-Hubert, Métro Berri-Uqam.

    Tafsut fêtera bientôt Yennayer... ?
    Oui, TAFSUT célèbre Yennayer Dimanche 07 janvier à partir de 14h30. J’aimerai souhaiter une "Bonne et Heureuse année" et "Yennayer Ameggaz" à tous.

    J’en profite de cette occasion pour remercier toutes les personnes qui nous aident et nous apportent à chaque fois leur soutien.

    Une pensée particulière à Rosa, membre de Tafsut, actuellement en Kabylie à Bgayet et qui vient de convoler en justes noces - Beaucoup de bonheur et de joie.

    Mes remerciements aux membres de Tafsut ( Lydia, Sonia, Melissa, Fella, Ludmilla, Lynda, Lamia, Elvire, Oumlkhir, Nora, Imane et Mira ainsi qu’à leurs parents) qui s’investissent énormément. Remerciements à ma famille qui m’a aidé à prendre conscience, très jeune, de l’importance de ma culture.

    Merci beaucoup Tassadit.

    Entrevue réalisée par Lamia Salhi Debbah de Radio-Centre-Ville
    le 25 décembre 2006

     






    ENTREVUE AVEC ALI KHADAOUI, AMAZIGH MAROCAIN

    05/10/2008 07:02

    ENTREVUE AVEC ALI KHADAOUI, AMAZIGH MAROCAIN


    Ali Khadaoui est né en 1953 à Ajdir (Moyen-Atlas - Maroc). Poète, Chercheur, Militant Amazigh, membre de plusieurs associations et surtout membre Fondateur d' "Option Amazighe", Ambassadeur des Poètes de Tamazgha auprès de "Poètes du Monde", membre de la commission préparatoire de l'Association des Écrivains Autochtones.
    Nous avons eu le privilège de rencontrer ce grand homme si modeste à Montréal et nous avons profité de l'occasion pour lui poser quelques questions.

    T.Ould-Hamouda : Azul  Ali, Bienvenue à Montréal et à Kabyle.com.  

    Ali Khadaoui :         Tanemirt, ma soeur Tassadit et merci à Kabyle.com qui est un site que j'aime beaucoup et que je trouve objectif et sérieux.

     T.Ould-Hamouda :  Vous venez de participer au CILAF de Wendake (Carrefour international de littérature Autochtone Francophone), comment se sont faits les contacts qui ont abouti à votre participation, alors que l'on sait que vous résidez au Maroc ?

     Ali Khadaoui       : En fait, j'ai reçu 2 invitations, la première de l'Université de Laval en tant que Chercheur dans le domaine amazigh et donc à ce titre, je suis intervenu sur un sujet très actuel, à savoir le passage de la littérature amazigh de l'oralité à l'écriture. J'ai exposé le cas de la Poésie amazigh au Maroc. La 2ème invitation m'a été envoyée par la Nation Huronne-Wendat en tant que Poète amazigh et francophone.

     

    T.Ould-Hamouda : On peut vous appeler "Grand Homme de Culture" : vous êtes d'abord un grand militant Amazigh, vous êtes Poète et Écrivain et vous êtes aussi Artiste Peintre, pouvez-vous nous en parler ?

     Ali Khadaoui : Quand on est Amazigh et "Amazigh du Moyen-Atlas" en plus (Le Moyen-Atlas  c'est un peu La Kabylie du Maroc), on ne peut échapper à la grâce de la Poésie, à ce sujet, une remarque s'impose : Le Moyen Atlas est une région qui a sauvegardé les formes les plus traditionnelles des Arts Amazighs, Ex. : Tamawayt, Ahidous et Tamedyazt

     Dès ma tendre enfance, j'ai appris des centaines de poèmes chantés lors des différentes manifestations (mariages, circoncision, festivals....). Dommage qu'on ne chante plus nos morts car les Imazighènes chantaient leurs morts dans des "Ahidous" consacrés à partager la douleur.

    Aujourd'hui encore au Moyen-Atlas, "Imedyazen traditionnels" comme "Si-Mohand (Kabylie) se comptent par dizaine et un Festival de Poésie Traditionnelle se tient annuellement à El-Anoçar près de SEFROU.  Depuis 2 ans, j'ai l'honneur de présider le Jury de ce festival.

     Je me considère à la fois comme Poète traditionnel (je produis et je chante la poésie traditionnelle) et Poète-Écrivain.

    En tant qu'écrivain, j'ai été publié depuis les années 1980 dans la presse, revues, livres et internet.  Je suis co-auteur du recueil de poèmes "Mots de Neige, de Sable et d'Océan" qui regroupe une trentaine de poètes Autochtones de  différents continents et pays  et qui a été lancé à Wendake le 10 septembre 2008. 

    Ma poésie est un acte militant comme la chanson engagée car pour moi le combat pour l'amazighité a commencé très  tôt, le jour où je suis rentré à l'école et où je n'ai trouvé que les langues Française et Arabe.

     À mes interrogations d'enfant à l'époque, c'est dans la poésie que j'ai trouvé mes réponses et depuis, je suis devenu un militant infatigable sur tous les fronts associatifs, scientifiques et bien sur politiques car le problème de l'amazighité embrasse tous ces  champs à la fois.. Il faut dire que ce n'est pas facile d'être tout ça à la fois mais on y gagne une vue globale de la question au détriment peut-être de l'efficacité d'une spécialisation.  Mais c'est le destin des Imazighènes conscients de leurs droits historiques, de la beauté de leur civilisation Ex. : Quand les arabes enterraient leurs filles vivantes par peur de la honte, nous on avait des reines et c'est l'une d'entre elles "Dyhia" qui les a battu la dernière fois quand ils sont rentrés chez nous.

     De plus la civilisation amazighe est l'une des rares dont "Azref" **(Le droit amazigh) interdisait les châtiments corporels, la prison et la peine de mort. C'est dire à quel point cette civilisation est terriblement moderne et c'est pour ces valeurs que le mouvement amazigh combat et je salue ici tous ses militants et rend un vibrant hommage à ses martyrs.

     

     

     

    T.Ould-Hamouda : Comment êtes-vous venu à la recherche dans le domaine de l’Anthropologie Amazigh ?      

                  

    Ali Khadaoui : Je crois que c’est toujours lié à ma quête identitaire, j’ai dit plus haut qu’à l’école, je n’avais pas trouvé ma langue maternelle Amazigh et cela m’a toujours intrigué car je chantais toujours dans cette langue chaque fois que j’étais heureux ou que le spleen me prenait à la gorge. Plus tard, j’ai choisi le français parce que quelque part il ouvrait une fenêtre sur moi-même. Effectivement, c’est cette langue qui m’a permis de découvrir une partie de l’histoire de la langue et de la culture de mon peuple exclues par les pouvoirs en place. Les recherches effectuées dans le cadre colonial n’avaient pas toujours de desseins scientifiques, mais certaines d’entre elles ont été décisives pour la redécouverte de notre identité amazigh ensevelie par 14 siècles de mensonges arabo-islamistes.

    À partir de là, le goût de la recherche est né en moi et m’a conduit à faire un premier DEA en ethnologie sur un rite animiste au Moyen-Atlas « Taânassert », c’est un rite agro-pastoral à travers lequel on peut atteindre la pensée et la philosophie amazighs, une pensée qu’on pourrait qualifier d’écologiste déjà car elle considère que « Dieu » se manifeste à travers tout ce qui se trouve sur la terre et au-delà : Même les pierres étaient considérées comme vivantes et il faillait les respecter, ce que résume le proverbe suivant « Adday teqqimt ghef iselli, tras smaht aday tedart » ( Si tu t’assoies sur une pierre, demande-lui pardon en te levant ».

    Ainsi, même les arbres et les animaux étaient respectés et la chasse et la coupe d’arbres étaient réglementées de manière rigoureuse.

     

    Les religions monothéistes constituent à mon sens une régression par rapport à cette religion qui situait l’homme en tant qu’être vivant dans l’éco-systhème au lieu d’en faire le « Maître ravageur incontesté » travaillant à sa propre destruction et on appelle ça : Intelligence. Ce type d’homme a crée à son image le « Dieu » de l’enfer et du paradis dans une dialectique diabolique qui conduit directement à l’intégrisme car c’est soit « bien », soit « mal », soit « noir», soit « blanc » et rien entre les deux sauf le meurtre.

     

    T.Ould-Hamouda : Que pensez-vous du Congrès Mondial Amazigh et comment voyez-vous les problèmes rencontrés actuellement par cette organisation

     

    Ali Khadaoui : En tant qu’ancien membre du Conseil Fédéral du Congrès Mondial Amazigh (Lyon 1998) et en tant que congressiste de la dernière rencontre de « Nador », je peux dire que je connais très bien cette organisation pan amazigh et je peux dire aussi que ces dernières années, elle a fait progresser visiblement la cause amazigh sur la scène internationale et dans les états de Tamazgha et du Sahel.

     

    Les rapports qui ont été envoyés aux différentes instances internationales, les différentes rencontres organisées ça et là, les différentes commissions des Nations Unies qui ont visité certains pays ont été saisies dans une démarche à la fois objective et ferme. Au Maroc, je suis témoin oculaire d’un travail sérieux et continuel dans ce sens.

    Quant à la question du lieu, on peut la résumer ainsi : Lors du dernier congrès (Nador), il a été décidé que le prochain se tiendrait à Tizi-Ouzou.

     

    Les démarches nécessaires ont été effectuées auprès des autorités de la Wilaya de cette région. Une année après, ces démarches n’ont pas abouti.

    Il fallait absolument trouver un autre lieu et des structures associatives qui permettent de réunir les meilleures conditions pour une telle rencontre. Les dirigeants, de manière démocratique, ont porté leur dernier choix sur Meknès en tant que ville du Centre mais aussi sur l’Association « Assid » dont les dirigeants sont connus pour leur sérieux et leur sagesse.

     

    En réalité, ce qu’on reproche au Président actuel, en l’occurrence M. Belkacem Lounès, c’est d’avoir osé décrire dans ses rapports aux différentes instances des Nations Unies et des Droits de l’Homme, la réalité flagrante des Imazighènes du Maroc.

     

    À commencer par le dernier rapport remis à la commission des Droits de l’Homme, la venue de la Commission des droits des Peuples Autochtones à « Awrirt » au Moyen-Atlas avec à sa tête, la Présidente de cette commission, en personne.

     

    Cette attitude courageuse du Congrès Mondial Amazigh a certainement déplu en hauts lieux, marocain et algérien et par conséquent, le Président actuel, pourtant élu à l’unanimité au Congrès de Nador, est la cible à abattre par personnes interposées.

     

    On reproche également au Président actuel, d’avoir effectué 2 visites en Lybie, oubliant qu’il s’agit d’un pays amazigh mais où l’amazighité est interdite par Kadhafi. Le Congrès Mondial Amazigh a mis cette situation de nos frères libyens sur la scène internationale et c’est tout à son honneur et non le contraire.

     

    T.Ould-Hamouda : Vous avez été membre de l’IRCAM (Institut Royal de la Culture Amazigh) et vous avez démissionné, pourquoi ?

     

    Ali Khadaoui : Tout d’abord, j’avais 2 casquettes à l’IRCAM : j’étais à la fois membre du Conseil d’Administration et Chercheur détaché au Centre d’Anthropologie de cet Institut.

     

    Au début, nous avions cru en un certain discours de l’état, qui affirmait vouloir revaloriser l’amazighité, l’intégrer dans toutes les institutions du pays. Nous avons travaillé d’arrache-pied en militants afin de mettre en place les conditions d’une intégration progressive de l’amazighité et de ses droits dans la société. Malheureusement, après 3 années et demi d’un travail passionné, nous nous sommes rendus compte que le pouvoir n’avait pas la volonté politique de tenir ses promesses.

     

    Après avoir épuisé tous les recours susceptibles d’apporter une amélioration à la pratique de l’IRCAM, nous avons décidé 6 membres du CA et moi-même de mettre un terme à cette mascarade politique qui ne visait en fait qu’à désorganiser le mouvement amazigh au Maroc.

     

    Notre démission visait 3 objectifs :

     

    1/ - Faire connaître la réalité des décisions qui ont été prises pour l’enseignement, l’audio-visuel, la justice, l’administration et qui n. avaient aucun impact sur la réalité quotidienne de l’amazighité.

     

    2/ - Dénoncer cette stratégie du pouvoir à vouloir cantonner l’amazighité dans son seul aspect culturel et scientifique.

     

    3/ - Contribuer à la réorganisation du Mouvement Amazigh, dans ce sens, les 7 démissionnaires ont crée avec d’autres militants une structure qui a élaboré une plate-forme intitulée « Option Amazigh ».

     

    T.Ould-Hamouda : Monsieur Khedaoui, Merci pour cette longue entrevue.

     

    Ali Khadaoui : C’est moi qui vous remercie pour vos questions bien choisies et qui m’ont inspiré. Je remercie également Kabyle.com pour les efforts déployés en faveur de notre héritage sacré, de notre combat pour le sauvegarder et le développer.

     

    T.Ould-Hamouda : Votre mot de la fin M. Khadaoui ?

     

    Ali Khadaoui : Le mot de la fin : C’est un proverbe amazigh que je lance à tous les militants amazighs : « Bdu assif ed iqqar » (Divise le fleuve, il s’assèche ».

    Entrevue réalisée le 2 octobre 2008 par T.Ould-Hamouda

     

                            TAMAWAYTE (Ali Khadoui)


    Quand la mélodie se lève vers le ciel
    dans le vide qui se meut insouciant tranquille
    l'histoire se fait toute petite toute conne
    la mélodie est simplement un hymne à l'amour

    Depuis toujours l'histoire se répète
    l'amour se bat pour la vie
    et la connerie pour la mort

    L'aigle sourit et continue son élan
    d'un simple coup d'aile

    Le palmier est témoin que le désert est vie

    Tamawayt , longue mélodie des montagnes
    lancée par une femme amazighe
    déchire la vie
    l'espace et le temps
    arrive jusqu'à Dieu qui
    ne pouvant pas se dérober
    accorde sa bénédiction à l'amour
    n'en déplaise aux marchands de la mort

    Voici ce que dit la mélodie :
    « Aghak tawnza g errhen ad ur kinn itfar umarg
    Akk enghin egg ubrid ur tessint »
    Traduction

    'Prends cette mèche de mes cheveux
    afin que l'amour ne te poursuive
    et te tue sur ces chemins inconnus'

    Amarg amarg a y amarg a y amarg
    Ul inw ul inw a y ul inw ak iran

    Tamawayt
    cri de l'amour à la face de la mort
    cri de bonheur au milieu de la détresse

    Orphée
    amarg
    ahidus
    et le temps
    le temps que seule
    la musique
    peut abolir

    Illusion de l'éphémère
    demeurent seuls des instants
    éternels

    L'aigle sourit au trait bleu
    La mélodie se lève vers le ciel
    La fleur blanche s'épanouit

    L'amour s'en va vers les vagues
    où le poète tout tremblant
    admire la clé
    des premiers temps...

    Pour voir quelques poèmes de Ali Khadaoui

     emmila.canalblog.com/archives/poesie_d_orient___ali_khadaoui/index.html

     TABLEAU_ALI_KHADAOUI

    Peinture de Ali Khadaoui

     

     






    calendrier

    04/10/2008 17:00



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    ENTREVUE AVEC SAID LEBBAH, ARTISTE

    29/09/2008 01:47

    ENTREVUE AVEC SAID LEBBAH, ARTISTE


    Said Lebbah, connu déjà pour son implication avec les associations Kabyles de Montréal en sa qualité de musicien et pour tout son travail auprès du groupe "Syncop", vient de sortir avec les membres de son nouveau groupe "Amsiwel" un album, de 11 titres, plein d'originalité, mais surtout qui met la chanson kabyle résolument dans l'universel. Un album absolument à écouter et qui fera certainement longue date. On peut le dire : Il y a du nouveau dans la chanson kabyle.

    Nous l'avons rencontré à Montréal et nous avons saisi l'occasion de lui poser quelques questions :

    T.Ould-Hamouda : Azul a Said et bienvenue à Montréal et à Kabyle.com.

    Said Lebbah  :  Azul à vous tous et je suis très heureux d'être parmi vous.

    Pouvez-vous nous présenter votre groupe "Amsiwel" ?

    Le groupe "Amsiwel" a été crée en 2005, c'est un trio :  Karim Malki, Lounès Ouali et moi-même.  Le concept étant d'une part de privilégier l'approche polyphonique car les chants kabyles s'y prêtent à merveille et d'autres parts d'intégrer la chanson kabyle dans le cadre des musiques actuelles (Pop, Folk, Jazz, etc...)

    Vous venez de sortir un album, pouvez-vous nous en parler ?

    L'album s'intitule "Asefru", il est sorti en juin 2008 et il est composé de 11 titres, c'est le fruit de 3 années de travail. 

    Quels sont les thèmes ou sujets traités dans cet album ?

    Globalement, on aborde des thématiques liées à la condition humaine, cette dernière n'a jamais été autant remise en question dans ses multiphes facettes (problèmes des minorités culturelles, la crise identitaire, la mondialisation, l'exil, etc....).

    Comment classeriez-vous votre album d'un  point de vue musical ?

    Notre objectif est d'ouvrir la musique kabyle à d'autres et surtout qu'elle soit accessible à une oreille autre que kabyle. Cela implique une autre approche au niveau de l'harmonisation, des arrangements... Ça reste un album résolument acoustique dont se dégage un côté intemporel.

    Est-ce que votre album est disponible sur le marché ?

    Il faut savoir que l'album a été complètement autoproduit pour garder notre indépendance de la conception jusqu'à sa finalisation. Pour le moment on vend nos albums lors de nos concerts.

    Est-ce que le groupe "Amsiwel" se produit sur scène ?

    On a commencé à se produire en 2007 sur la scène parisienne. On a participé à plusieurs spectacles, entre autres Festival Onze-Bourges au Café Satellite, Jazz cartoum, etc...  Plusieurs dates sont à venir.  Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter : www.amsiwel.com  ou My_space.com/amsiwel

    Votre mot de la fin Said ?

    Nous ne pouvons finir sans remercier toutes les personnes qui nous ont aidé à réaliser cet album. Nos remerciements vont aussi  à notre public et à Kabyle.com qui reste un espace d'expression et de promotion de la culture kabyle.

    Tanemirt a Said en espérant vous voir bientôt dans un concert à Montréal.






    ENTREVUE AVEC SALAH AIT-GHERBI

    29/09/2008 01:12

    ENTREVUE AVEC SALAH AIT-GHERBI


    SALAH AIT-GHERBI : "l'exil me donne une nouvelle source d'inspiration"

    Salah Ait-Gherbi est un artiste très aimé en Kabylie. Il a toujours chanté, depuis les années d'université. Ses tubes les plus connus sont : "Sughegh" (j'ai hurlé) et "Fihal m atekan el henni" (ce n'est guère la peine qu'elle se mette du henné).
    Il nous livre ici quelques réponses à nos questions et nous apprend beaucoup sur ses chansons.

    KC : Azul a Salah, peux-tu te présenter aux netters ?
    Salah Ait-Gherbi : Azul,
    Je viens d'un village de Kabylie : Fréha. J'étais longtemps enseignant à l'Université de Tizi-Ouzou (Oued-Aïssi) et en parallèle j'avais et je l'ai toujours, un "violon d'Ingres" pour la chanson.

    KC : Quand es-tu venu vers la chanson ?
    Salah Ait-Gherbi : J'ai commencé à chanter en tant qu'étudiant à l'Université d'Alger. C'est là que j'ai fait mes premiers enregistrements pour la chaîne 2 en 1981.

    KC : Peux-tu nous parler de ton répertoire ?
    Salah Ait-Gherbi : J'ai 30 chansons à la chaîne 2, un clip à Brtv et j'ai une quarantaine de chansons non encore enregistrées dont une dizaine en français.

    KC : Les chansons "Sughegh" et "Fihel m ateqan el henni" ont fait ton succès, comment les ressens-tu ?

    SALAH AIT-GHERBI

    Salah Ait-Gherbi : Tout artiste fait en sorte que ses créations soient appréciées du public, ceci l'encourage à aller de l'avant. Le succès de ces chansons m'a vraiment réconforté dans mon travail.

    KC : Comment arrive-tu à composer une chanson ?
    Salah Ait-Gherbi : Il y a d'abord le thème qui vient en premier, ensuite ses compositions poétique et musicale.

    KC : Peux-t-on connaître le thème de ta dernière création ?
    Salah Ait-Gherbi : J'ai quitté le pays et l'exil me donne une nouvelle source d'inspiration : La nostalgie. C'est de cette manière que j'ai composé : "An ruhad" et "Ma Kabylie d'Algérie".

    KC : Peux-tu nous donner quelques extraits de ces 2 nouvelles chansons ?
    Salah Ait-Gherbi : Extrait d'An ruhad (on est venu)
    An ruhad arruah u zerzur
    I qad maghid ughamac
    Nufad mid neguer lebhur
    Agris adfal yess tawhac

    KC : Depuis que tu es à Montréal, as-tu participé aux manifestations culturelles ?
    Salah Ait-Gherbi : J'ai déjà participé à au moins 6 galas. Je réponds présent à toute invitation qu'elle vienne des structures québécoises où de celles de la communauté. Il est entendu que je n'ai pas encore mes propres musiciens, malgré cela, je fais de mon mieux pour satisfaire notre merveilleux public.

    KC : Depuis que tu es à Montréal, comment vis-tu l'exil ?
    Salah Ait-Gherbi : Certes, la Kabylie me manque énormément. Je ressens le déracinement mais d'un autre côté, le Canada est un pays où il fait bon de vivre.
    Le civisme, le respect, l'humanité des gens me vont droit au coeur.

    KC : Je reviens à la chanson "Sughegh" (je crie), c'est une oeuvre que je trouve superbe, je voudrais comprendre les raisons qui t'ont poussé à l'écrire ?
    Salah Ait-Gherbi : D'abord merci pour le compliment (tu me fais rougir). En effet, c'est une chanson ou je criais, hurlais le désespoir, le mal de vie dans tous les domaines dans mon pays. J'ai hurlé l'amour, la liberté qui nous échappaient et les misères qui nous foudroyaient.
    Voici un extrait de Sughegh.
    Sughegh eddunith
    Slayas ist mestatan
    Nudagh talwith
    Azgan ifaddan akkawen
    Dima d'lemhane attimlilith
    Sughegh rebbi id ixalqan.

    J'ai hurlé la vie
    d'un espoir agonisant
    J'ai cherché une issue
    avec une âme découragée
    je ne rencontre que misère
    J'ai hurlé mon Créateur *

    KC : Je vais revenir à tes projets, que prépares-tu ?
    Salah Ait-Gherbi : D'abord, constituer mon groupe de musiciens, qui d'une part, me permettra d'être à l'aise lors de mes spectacles et d'autre part, faire l'enregistrement de 2 albums (1 en kabyle et 1 en français).

    KC : Salah Ait-Gherbi, un mot pour les netters de KC ?
    Salah Ait-Gherbi : Je remercie le public qui m'a toujours encouragé à persévérer et à aller de l'avant. Je ferai de mon mieux pour le satisfaire avec mes albums à venir. Je remercie aussi Kabyle.com pour m'avoir donné l'opportunité de parler à mon public de Kabylie et d'ici. Je voudrais saisir cette occasion pour saluer tous les étudiants de l'Université de Tizi-ouzou ainsi que mes ex-collègues (enseignants et travailleurs).

    KC : Tanemirt à Salah.

    Interview réalisée par T.Ould-Hamouda

    CHANSON "Je m'en vais"

    Je m'en vais
    changer de milieu
    les larmes aux yeux
    Je m'en vais
    hurlant adieu
    sous tous les cieux
    Je m'en vais
    cherchant où me retrouver
    Espérant y arriver.

    Partir est la seule issue
    Je suis très las, de rester la
    J'ai tout donné et rien reçu
    Si ce n'est vos hameçons sans appât

    Pourquoi j'ai pris le départ
    C'est parce que je n'en pouvais plus
    J'en ai ras-le-bol , j'en ai marre
    J'en ai trop vu, j'en ai trop su

    Adieu donneurs de leçons
    Vous avez trop bu de mon sang
    Adieu vous dis-je en passant
    Laissez-moi passer mes chansons.

    Salah Ait-gherbi

    source : kabyle.com







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